Enrico Onofri - Bach: Sonates & Partitas BWV 1001,1004 & 1006

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Johann Sebastian Bach, Sonatas et Partitas. Enrico Onofir, violon baroque

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Les Sei Solo de Johann Sebastian Bach pour violon seul font partie des œuvres baroques sur lesquelles les traditions d’interprétation des XIXe et XXe siècles pèsent le plus lourd. Redécouvertes au milieu du XIXe siècle après avoir été oubliées pendant plus d’un siècle, elles sont rapidement entrées au répertoire des violonistes de la période romantique ; dès lors, couche après couche, un vernis d’interprétation leur a été appliqué, jusqu’à ces interprétations monumentales des grands violonistes du XIXe siècle. Ces influences ont marqué les Solo jusqu’à aujourd’hui. Une interprétation historiquement informée – ou du moins la plus proche possible de la façon dont nous pensons que l’œuvre aurait été jouée à l’origine, selon les informations dont nous disposons – doit tâcher d’éliminer ce vernis ; cependant, cette façon de jouer fait si profondément partie de notre enseignement que la majorité des violonistes éprouvent de grandes difficultés à s’en défaire. La première étape a été de définir le diapason. Nous savons qu’il est très probable que le diapason utilisé à Köthen fût le diapason français, qui fluctuait entre 390 et 400 Hz, environ un ton entier sous le diapason moderne et un demi-ton sous le diapason le plus généralement utilisé pour les interprétations « historiquement informées ». Bien que la production du son et l’exécution des passages polyphoniques complexes soient rendues plus difficiles – parce que la basse tension des cordes peut rendre l’attaque initiale de la note rêche et criarde, alors qu’elle donne un timbre gentiment nasal au cantabile –, cela permet une efficacité et une clarté d’articulation accrues. Je suis resté aussi fidèle que possible aux sources pour les choix de tempo et de caractère dans les mouvements de danse qui suivent, dans la mesure où l’écriture de Bach le permet. Les traités de Quantz, de L’Affilard et de La Chapelle nous en offrent suffisamment d’indications et expliquent les tempi relativement précisément et de différentes manières (pulsations par minute et oscillations d’un pendule) ainsi que les caractéristiques rythmiques et expressives de chaque danse. De toutes les danses de la Troisième Partita, la plus éloignée de la tradition, si nous respectons les indications de Quantz, est la Loure, qui, au lieu d’être un mouvement lent et mélodique, devient une pastorale d’allure modérée mais joyeuse.

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