Un dolce affanno: Music for and by the Emperors at the court of Vienna

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Un dolce Affano ...
Music for and by the Emperors at the court of Vienna (Caldara, Fux, Ariosti and Kaiser Joseph). Calamus Consort ( Ernst Schlader, Markus Springer, Heidi Gröger, Mario Aschauer) and soprano Michaela Riener.

La prodigieuse oraison de la culture musicale à la Cour impériale de Vienne aux XVIIe et XVIIIe siècles constitue sans conteste un phénomène unique dans l’histoire de la ville. Elle fut essentiellement le mérite de quatre empereurs successifs – Ferdinand III, Léopold I, Joseph I et Charles VI – qui se trouvèrent être à la fois des musiciens amateurs assidus et des compositeurs de renom. Ces souverains s’assurèrent les services des meilleurs musiciens de leur temps – surtout italiens – et ils investirent généreusement dans la formation de leurs sujets talentueux. Ils renforcèrent sans cesse l’effectif de l’orchestre impérial, au point que celui-ci comptait plus de cent musiciens sous Joseph. Ce climat particulièrement propice stimula évidemment le développement de plusieurs genres musicaux, mais surtout celui de l’opéra. Sous le règne de l’empereur Léopold I, l’opéra prit effectivement un essor spectaculaire, devenant, de simple divertissement en période de carnaval, l’accompagnement obligé des festivités de la Cour telles que les anniversaires et fêtes patronales du couple impérial et les mariages de membres de la famille impériale. Comme ceux de Hambourg et Venise, l’opéra de Vienne connut vers 1700 la grande vogue des arias accompagnées d’instruments obligés ou solistes. L’instrumentation offrait d’infinies possibilités de variation et on faisait volontiers appel à des instruments ‘exotiques’, qui changeaient agréablement des seules cordes, pour accompagner les arias. C’est ainsi que le chalumeau fit son entrée à la Chapelle impériale vers 1700. Le chalumeau est semblable d’aspect à une flûte à bec, mais à l’instar de la clarinette, il est pourvu d’un bec à anche simple pour la production du son. Deux clés disposées en opposition dans le haut avaient permis d’étendre sa tessiture sonore de quelques tons, mais contrairement à la clarinette, le chalumeau ne se prête pas au quintoiement (overblowing). Le chalumeau existe en cinq tailles différentes: l’alto, le ténor et la basse, qui étaient particulièrement appréciés par les cours allemandes; et le soprano et le basson de chalumeau, d’une structure semblable à la douçaine basse, qui étaient surtout très populaires en Autriche.

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